Incontinence : traitement ou opération ?

Incontinence : traitement ou opération ?

Quand on commence à souffrir de fuites urinaires, une question revient souvent :

« Est-ce qu’il existe un traitement efficace ? Ou faut-il forcément envisager une opération ? »

Bonne nouvelle : dans la majorité des cas, l’incontinence se soigne sans passer par la chirurgie. Il existe de nombreuses solutions douces, rééducatives et médicales avant d’envisager une intervention. Voyons ensemble les différentes options pour retrouver confort et confiance.

D’abord, qu’est-ce que l’incontinence exactement ?

L’incontinence urinaire, c’est une perte involontaire d’urine, plus ou moins fréquente, qui peut survenir à tout âge. Elle est souvent liée à un affaiblissement du plancher pelvien, à une vessie trop active ou à un trouble de la prostate chez l’homme.

Il existe plusieurs formes :

  • Incontinence d’effort : quelques gouttes lors d’un effort, d’un rire ou d’un éternuement.
  • Incontinence par "urgenturie" : besoin pressant soudain, impossible à retenir.
  • Incontinence mixte : combinaison des deux précédentes.

Selon la cause, le médecin peut proposer un traitement personnalisé, parfois accompagné d’une solution de confort (protection absorbante) pour le quotidien.

Les traitements non chirurgicaux : première étape

Avant toute idée d’opération, les professionnels de santé recommandent de commencer par des traitements non invasifs. Dans la grande majorité des cas, ils suffisent à réduire voire supprimer les fuites.

1. La rééducation du périnée

C’est le traitement phare, surtout chez les femmes (après un accouchement ou avec l’âge). Elle consiste à renforcer les muscles du plancher pelvien grâce à :

  • des exercices de contraction (exercices de Kegel),
  • des séances de rééducation avec un kinésithérapeute ou une sage-femme,
  • ou encore des appareils d’électrostimulation à domicile.

🩷 En quelques semaines, la plupart des patientes ressentent déjà une amélioration nette.

2. Le traitement médicamenteux

Certains médicaments peuvent aider à mieux contrôler la vessie, notamment en cas d’incontinence par "urgenturie". Ils agissent sur la musculature de la vessie pour diminuer les contractions involontaires.

💊 Ils doivent toujours être prescrits par un médecin, après un bilan urologique.

3. Les conseils hygiéno-diététiques

Parfois, de simples changements de mode de vie peuvent faire toute la différence :

  • réduire le café, le thé, l’alcool et les sodas,
  • éviter la constipation (qui appuie sur la vessie),
  • ne pas se retenir trop longtemps,
  • maintenir un poids stable.

💡 L’hydratation reste essentielle : boire trop peu aggrave les symptômes en concentrant l’urine.

Les aides de confort au quotidien

En parallèle du traitement, il est important de vivre sereinement, sans craindre les fuites. Les protections d’incontinence (culottes absorbantes, protège-slips, changes complets) permettent de retrouver une vie sociale et active tout en se sentant en sécurité.

Ces solutions ne soignent pas la cause, mais elles accompagnent efficacement le temps du traitement ou de façon durable si nécessaire.

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Quand envisager une opération ?

Dans certains cas, quand les traitements de première intention ne suffisent pas, la chirurgie peut être envisagée. Mais rassurez-vous : elle reste rare et très ciblée.

1. Pour les femmes : les bandelettes sous-urétrales

C’est l’intervention la plus courante en cas d’incontinence d’effort. Le chirurgien place une petite bandelette de soutien sous l’urètre, pour mieux le maintenir lors des efforts (toux, sport, rire…).
➡️ Ces dispositifs sont définis comme “implantables” pour le traitement de l’incontinence urinaire d’effort.
➡️ Le déroulé, les indications et la nécessité d’un traitement non chirurgical préalable sont bien documentés.

👉 Dispositifs de traitement de l’incontinence urinaire et du prolapsus des organes pelviens chez la femme (Ministère de la Santé)

👉 Cure d'incontinence urinaire par bandelette (Association Française d'Urologie)

2. Pour les hommes : chirurgie de la prostate ou sphincter artificiel

Chez les hommes, l’incontinence est souvent liée à une chirurgie de la prostate. Quand les fuites persistent, il existe plusieurs solutions :

  • la pose d’un sphincter urinaire artificiel,
  • ou la mise en place de bandelettes sous‐urétrales masculines.

3. Les injections et traitements alternatifs

Pour certaines incontinences, le médecin peut proposer :

  • des études montrent que injections de toxine botulique (Botox) dans la vessie "semblent efficaces et bien tolérées" dans le traitement de l'hyperactivité vésicale (source : revue de la littérature des études scientifiques)
  • ou des injections de produits volumateurs autour de l’urètre pour mieux le fermer.

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En résumé

Situation Solution recommandée
Fuites légères à modérées Rééducation périnéale + hygiène de vie
Vessie hyperactive Médicaments ou injections
Incontinence persistante Chirurgie légère (bandelette, sphincter)
Accompagnement quotidien Protections d’incontinence adaptées

 

En conclusion

L’incontinence n’est pas une fatalité et n'es pas une maladie. Avant de penser “chirurgie”, il existe de nombreuses solutions naturelles, douces et efficaces pour retrouver le contrôle. Et même lorsque l’opération est nécessaire, elle est simple, rapide et peu invasive.

Le plus important, c’est de consulter sans attendre : un médecin, un urologue ou une sage-femme saura vous orienter vers le bon traitement.

En attendant, n’oubliez pas :
👉 Une protection adaptée, une bonne hygiène de vie et un accompagnement médical bienveillant vous permettront de vivre pleinement, sans gêne ni inquiétude.

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